Call for papers: Engagement et création littéraire dans la première moitié du XIXe siècle.

1er appel à communications
Colloque international

Le début du XIXe siècle est marqué par de nombreux bouleversements politiques (révolution, monarchie, république, empire), mais aussi par la naissance du Romantisme et du journalisme moderne. Ces événements, qui vont modifier l’univers et les modalités de la représentation, sont perçus, selon une lecture sociale et politique de l’histoire littéraire, comme étroitement liés.

Sainte-Beuve, auteur, académicien et critique qui a vu naître la nouvelle ère culturelle et pris part à son évolution, parle d’une « brusque révolution » dans la mesure où le Romantisme vient perturber les normes académiques et qu’il est la conséquence de la grande Révolution.

Traversé par l’Histoire, le texte littéraire tire sa force des histoires existentielles et des parcours individuels dans une dynamique très complexe d’échanges et d’interactions.

Penser l’Histoire, s’y inscrire, tenter de la modifier et en même temps révéler les mystères de l’être et sonder l’inconnu sont les paradoxes auxquels se heurte l’écrivain et qui font du texte romantique un lieu de tensions. L’image hugolienne du poète guide ou porte-parole du peuple en est l’illustration

Le développement du journalisme littéraire (avec notamment le succès du roman feuilleton) rapproche l’écrivain des lecteurs, favorise l’engouement du public pour les histoires « ordinaires » et en même temps contribue à l’émergence du mythe du créateur démiurge, au « sacre de l’écrivain », selon la formule de Paul Bénichou.

Le colloque portera sur l’implication concrète et active des romantiques de la première génération (Chateaubriand, Lamartine, Hugo, Sand…) dans la vie politique et sociale de leur temps. Il y aura lieu de s’interroger, loin des clichés et des à-priori, sur la façon dont les écrivains ont perçu et assumé leur rôle. Leur choix d’être acteurs plutôt que spectateurs de « la marche des siècles » et la conviction que leur savoir est utile à la nation ne les empêchent pas de porter un regard critique sur le monde, ou d’avoir un rapport douloureux au réel.

L’engagement de l’écrivain romantique va de pair avec une vigilance voire une distanciation qui lui permet de préserver son intégrité en évitant à la fois le repli sur le passé et les illusions de l’avenir, les rêveries nostalgiques et les sauts dans l’inconnu.

Trois axes seront privilégiés :

1) définir la nature de l’engagement, ses orientations idéologiques, épistémologiques, théoriques

2) étudier ses manifestations dans le texte, formes, topiques, motifs, mythes.

3) Soumettre les textes à l’épreuve de la littérarité.

Lieu et date : Tunis, Institut supérieur des sciences humaines (ISSHT) – Département de langue, littérature et civilisation françaises, les 16 et 17 avril 2009.

Durée des communications : 25 mn

Comité scientifique :

Monia Kallel ; Badreddine Ben Henda ; Faten Habouba (ISSHT) ;

Frédéric Calas, Catherine Fromilhague (Université de Paris – Sorbonne)

Envoi des propositions :

Les propositions seront adressées avant le 15 février 2009 à Monia Kallel (monia_kallel@yahoo.fr); à Faten Habbouba (faten_habbouba@yahoo.fr) et à Frédéric Calas (calas@ciep.fr), en fichier word anonyme, sous la forme d’un résumé de 500 mots, accompagnées d’un titre et de mots-clés.

Conditions de participation : les frais de voyage et de séjour seront à la charge des participants. Les organisateurs réserveront au meilleur prix un hébergement à proximité de l’université. Frais d’inscription au colloque : 20 euros.

Publication : une sélection des communications donnera lieu à publication.

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